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Jeudi le 24 mai, les premiers magistrats des commune de Rountzenheim et d’Auenheim, ont réunis leurs administrés, en présence de la sous-préfète représentant l’Etat et du trésorier principal, à l’occasion d’une réunion publique présentant la fusion des deux communes.

C’est devant une assemblée nombreuse, attentive et globalement acquise à la cause, que Bénédicte KLÖPPER et Joseph LUDWIG, respectivement Maires des communes de Rountzenheim et d’Auenheim, ont exposé les motifs qui conduiront, au 1er janvier 2019, à la fusion des deux villages en une seule collectivité administrative.

Mutualisation des moyens, captation de montants plus conséquents en matière de subventions suite aux nouvelles lois cadres, réduction des tâches administratives chronophages effectuées jusqu’alors en doublon par les élus, dans le cadre du SIVU notamment, et bien d’autres raisons de bon sens, ont entrainé les deux conseils municipaux à valider le projet enclenché début 2018.

La genèse de ce projet historique, fut rappelée avec un brin d’émotion, par Joseph Ludwig, en mettant en évidence la volonté affichée par le nouveau Conseil Municipal de Rountzenheim, avec l’approbation dans cette démarche par celui d’Auenheim et la volonté d’officialiser et de contractualiser ce qui dans les faits illustre déjà cette union.

La fusion est surtout administrative car les deux communes ne disposent que d’une seule école, une seule église et de foison d’associations et clubs sportifs aux fonctionnements transverses. Des projets de développement sont communs avec entre autre le dossier du périscolaire et du point lecture dont le financement vient d’être approuvé par la commission d’attribution de la sous-préfecture, à hauteur de 500 000 €. A cela s’ajoutent encore les nombreuses fêtes et animations diverses, organisées en commun, tout au long de l’année.

La sous-préfète Chantal Ambroise, représentant l’Etat, venue prêter main forte, aux deux Maires dans le développé très pédagogique de la présentation factuelle du projet, appuya fortement sur la nécessaire mise en commun des moyens dans l’optimisation des fonctionnements administratifs mais aussi opérationnels.

Elle rappela ainsi le soutien des services de la sous-préfecture dans la mise en œuvre des procédures accompagnant la fusion ainsi que le soutien de l’Etat qui incite à ce type de regroupement. A titre de comparaison, la France compte 35 000 communes pour près de 70 millions d’habitants, alors que l’Allemagne, pays voisin, en compte moins de 12 000 pour plus de 80 millions d’habitants.

Le trésorier affecté aux comptes de la future commune nouvelle intervenant également, exposa un état détaillé et très comptable, des aides financières portant sur la fiscalité future.

La parole donnée au public a permis de lever les dernières questions principalement pratiques, liées à l’opération.

Nouvelles cartes grises, nouveaux noms de rue pour celles en doublon, état financier de la nouvelle commune une fois les deux comptes fusionnés, représentativité renforcée de la nouvelle entité de plus de 2 000 habitants au sein de la COMCOM, sont autant de questions pertinentes posées par l’auditoire, qui ont trouvé des réponses claires.

 

Au sujet des points administratifs liés aux nouvelles cartes grises ainsi qu’aux nouvelles immatriculations des sociétés en place, entrainés par les changements d’adresse, il faut noter la gratuité de ces opérations qui pourront être exécutées par internet ou en sous-préfecture avec l’aide « bienveillante très particulière » des services de l’Etat, propos tenus par la Sous-Préfète.

Il faut préciser cependant que des changements d’immatriculation avec nouvelle carte grise ou des nouveaux Kbis immatriculant les sociétés resteront eux payant.

D’autres questions trouveront réponse dans les semaines à venir, dans le déroulé du projet de fusion, dont le nom de la future entité et celui du nouveau Maire en janvier 2019. Concernant ce dernier point, il faut noter qu’un des deux premiers magistrats actuel élu, sera entériné par le nouveau conseil municipal de près de 30 membres. A compter du 1er janvier 2019, un des deux Maires en place actuellement présidera donc aux destinées de la Commune, chaque Maire restant Maire délégué de son ancien village, jusqu’aux prochaines élections municipales de printemps 2020, où le suffrage universel indirect ouvrira l’élection du nouveau Maire de la nouvelle commune.

Au sujet du nouveau nom de la commune créée, le sondage proposé aux populations des deux villages a permis de proposer pas moins de 65 noms les plus pertinents et intéressants, les uns que les autres.

En conclusion, Bénédicte Klöpper a rappelé aux noms des deux Maires, l’engagement des deux Conseils Municipaux dans la mise en œuvre de ce projet historique, qui sera officialisé par les 30 élus courant de semaine prochaine, lors de la réunion de chaque conseil municipal pour validation de la charte cadrant notamment les devoirs de chaque élu municipal dans cette mission.

Enfin, au sujet de la Mairie retenue comme siège de la commune nouvelle, c’est pour des raisons d’accessibilité aux personnes handicapées, impossible en mairie d’Auenheim , que le futur Maire siègera en mairie de Rountzenheim.

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